La Charente en Aquitaine : il faut convaincre…

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Publié le 22 May 2014 — par Frédéric Sardin
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DATARLe Président de la République, lors de sa conférence de presse du 14 janvier 2014, a annoncé que, dans le cadre des mesures de réduction des dépenses publiques, le mille-feuilles territorial devait être simplifié, ce qui implique la diminution du nombre de collectivités.

Cette question a été à de nombreuses reprises abordée mais jamais d’une manière aussi claire. Il nous appartient donc aujourd’hui de réfléchir et d’imaginer ce que pourrait être « La Charente » de demain.

D’une manière assez régulière, l’idée est avancée de rattacher la Charente et la Charente-Maritime à la Région Aquitaine. C’est une position qui me séduit, je la défends, mais il faut convaincre de la pertinence de cette possibilité.

Cette option n’est pas nouvelle. Depuis quelques années déjà, des travaux scientifiques, de l’INSEE ou de la DATAR notamment, ont étudié les comportements des Charentais et envisagé cette hypothèse en réfléchissant à la physionomie de la France de demain.

L’avenir des collectivités territoriales va se dessiner autour de structures fortes et développées en terme de population ou de richesses, comme les métropoles et les grandes régions qui vont impulser des dynamiques territoriales.

C’est pourquoi, nous le savons tous, les régions françaises, compétentes dans le domaine économique, devront se renforcer pour pouvoir peser face aux grandes régions européennes. Bien entendu, cela impose une clarification des compétences, pour permettre aux citoyens de mieux identifier les missions de chacun, mais aussi de se reconnaître d’une Région.

Notre découpage a plus de trente ans et il ne correspond plus aux exigences de notre temps. Ainsi, la Région Poitou-Charentes a surtout une réalité administrative plus que culturelle ou historique, ce qui fait que ses habitants ne se reconnaissent pas et ne s’identifient pas comme picto-charentais.
La question mérite plus de la réflexion que de la passion, et surtout de ne pas s’arque-bouter sur des conservatismes.

Oui, la Charente regarde aujourd’hui clairement vers l’Aquitaine et notamment vers Bordeaux et sa métropôle. Les raisons d’un rapprochement sont nombreuses.

La première tient bien évidemment à la proximité géographique, renforcée par le fait que depuis longtemps tout a été fait pour faciliter les transports et diminuer les temps de trajets entre la Charente et la préfecture girondine. Et les efforts se poursuivent. Ainsi d’ici 2017, la mise à deux fois deux voies de la RN 10 sera intégralement terminée et la LGV mettra Bordeaux à 35 minutes d’Angoulême.

La Gironde et la Communauté Urbaine de Bordeaux, de leur côté, vont progressivement aménager le nord de l’agglomération, se rapprochant un peu plus de notre département. Un nouveau pont enjambant la Garonne est en projet et devrait entrer en fonction dans quelques années.

Une deuxième raison serait une mise en synergie des forces économiques de Charente et de Gironde qui pourrait permettre un développement certain de l’emploi via des partenariats dans le commerce du vin et des spiritueux, de l’industrie mais aussi de la gastronomie, de la culture…

Cette alliance ne pourrait toutefois pas se faire n’importe comment et à n’importe quel prix. Il ne pourrait en aucun cas s’agir de l’absorption du plus petit par le plus gros. Cela doit se faire dans le cadre d’un partenariat dans lequel le respect mutuel est indispensable et dans lequel les particularités de chacun sont utilisées et non fondues dans l’ensemble.

En tout état de cause, si cela devait être envisagé plus concrètement, il me paraît indispensable de se donner du temps et de respecter les habitants des collectivités concernées. Rien ne peut se faire contre les citoyens. Ce nouvel espace de vie ne pourra exister que si les habitants s’approprient cette nouvelle dimension régionale.

Je crois aujourd’hui que les Charentais y sont ouverts. La question est posée plus concrètement que jamais, il nous appartient d’y réfléchir, de poser les bases de la discussion dans la sérénité et le sérieux, dans le dialogue et l’écoute qui conviennent lorsque l’on parle de l’avenir d’un territoire et de ses habitants.

Frédéric Sardin

Discours prononcé lors du vote du budget 2014 du Conseil général de la Charente

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Publié le 16 Jan 2014 — par Frédéric Sardin
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Monsieur le Président,
Chers collègues,

Pierre Mendes France a écrit en 1969 cette phrase très adaptée à la situation que nous sommes en train de traverser :

« Certains redoutent qu’un langage loyal et ferme sur la situation présente n’entraîne le découragement. Les mêmes disent que les citoyens sont incapables de supporter la vérité. Je ne serai jamais de ceux-là, jamais. »

Mes chers collègues, lorsque l’on est en responsabilité dans une période aussi critique que celle que nous traversons, avec une crise à la fois économique et sociale, il est important de dire la vérité à nos concitoyens, ce que vous vous attachez à faire, M. le Président, et ce que nous nous attachons à accomplir collectivement.

Votre discours introductif a pleinement rappelé le sens des interventions du Département de la Charente. Vous avez évoqué la vigilance de chaque instant dans la gestion quotidienne des finances de notre collectivité.

Je voudrais, si vous me le permettez, ajouter l’audace et le travail acharné à la base de la construction du budget présenté ces deux jours.
- Audace, car nous n’avons pas à rougir des actions mises en œuvres dans le cadre des compétences obligatoires qui sont les nôtres. Nous tenons bon et nous avons clairement investi ces dernières années dans la réalisation de déviations routières, nous avons assuré la pérennité des dotations de fonctionnement dans les collèges, et financé la rénovation ou la construction de plusieurs EHPAD. Ces compétences, nous y faisons face et les collègues ayant présenté les rapports l’ont fidèlement rappelé.
- Audace, car nous maintenons notre soutien aux compétences facultatives, certes facultatives, mais si précieuses pour la cohésion sociale que vous avez également évoquée. Car si nous n’intervenions pas dans les domaines du sport, de la culture, et de l’économie, même indirectement (n’en déplaise à notre collègue François Bonneau), combien d’infrastructures sportives, combien d’actions de restauration du patrimoine n’auraient jamais vu le jour ? Pire, combien d’associations, de clubs, combien d’activités sportives, de compétitions, de festivals auraient mis la clé sous la porte et combien d’entreprises bénéficiant de l’ensemble de ces interventions publiques n’existeraient plus ?

Oui, ce budget est audacieux, il s’inscrit dans la continuité tout en affichant des projets ambitieux et faisant l’objet de programmations aussi bien en ce qui concerne le déploiement du Très Haut Débit, ou des avancées notables acquises au titre du prochain contrat de plan État-Région.

Audacieux à l’heure où l’Etat décide courageusement de reprendre en main les finances publiques nationales, véritable effort de guerre, mais à la mesure des enjeux et des investissements que nous voulons ensemble pour demain.

J’ai écouté très attentivement le discours et les réflexions de notre collègue François Bonneau. Le président du groupe de l’Opposition a choisi de mêler les politiques menées par l’Etat et celles du Département, et évoqué le manque de courage…

Allons, mon cher collègue, aussi longtemps que vous regarderez vers le bas, vous ne pourrez pas voir au-dessus de vous. Vous cédez à la facilité. Facilité quand on sait que le Gouvernement actuel prend des responsabilités qu’aucun n’a jamais pris auparavant. Nous pourrions évoquer le système de péréquation à venir concernant la compensation des allocations individuelles de solidarité, d’autres exemples pourraient encore être cités.

Et Ici, en Charente et depuis 2004 (date à laquelle les Charentais nous ont confié l’héritage de votre gestion), ici donc, avons-nous manqué de courage ? N’avons-nous pas été réactifs lorsqu’il a fallu stabiliser la dette et la réduire, lorsqu’il a fallu réduire les dépenses de fonctionnement et redéfinir des actions concrètes en faveur de certaines populations oubliées jusque-là ?

Longtemps, trop longtemps, telles des antiennes, chantées ou récitées par la Droite, n’a-t-on pas entendu que la dépense publique coûtait chère, qu’elle était la cause de grands maux de notre pays… L’équilibre des budgets primitifs que nous votons année après année traduit une exigence que nous concrétisons.
Mesurée, réfléchie, orientée au plus près des besoins de nos concitoyens, nous vous démontrons que la dépense publique aide, soigne, secoure, et sauve même. Notre budget de la solidarité témoigne de l’universalité des populations qu’elle concerne, des plus jeunes aux plus âgés.

J’ai par ailleurs entendu les réflexions de l’opposition relatives à l’économie. Ce que j’ai retenu des interventions de François Bonneau, c’est l’expression, il faut, il faut, il faut… là encore maintes fois rappelée.

On a fait un petit calcul. Pour vous, il faudrait 2,5M€ en plus pour les collèges, 5M€ en plus pour les routes départementales, 30M€ en plus pour les routes nationales, 2M€ pour l’immobilier d’entreprise, 10M€ en plus pour le tourisme et un éventuel Center park, 20M€ en plus pour le haut débit, 70 M€ en plus pour l’aide aux communes… Tout cela mis bout à bout, il faudrait augmenter le stock de notre dette de 70 M€, soit en un an, 6 fois plus que nous en 9 ans !!!

Mais que pouvions nous attendre de l’opposition ? Peut-être qu’elle enrichisse par ses interventions le travail de la majorité. Sûrement qu’elle nous explique les choix qu’elle propose. Mais surtout, face aux dépenses nouvelles, qu’elle nous dise les recettes qu’elle voudrait mobiliser, les politiques qu’elles voudrait mettre de côté, les emprunts qu’elle pourrait mobiliser ou le nouvel impôt qu’elle entendrait lever.
C’est en gros ce que je vous avais demandé lors de notre dernière session. Vous m’aviez promis une réponse mon cher François. Et pchitt !!! Vous aviez préféré fuir le débat et vous figer dans des postures.
Hier et aujourd’hui encore, j’ai attendu vainement ces réponses…

Personne ici n’ignore les difficultés rencontrées par le monde de l’entreprise et vous connaissez nos modes d’intervention économiques. Vous n’ignorez pas non plus que nos investissements sont indirectement réinjectés dans l’économie locale. Vous avez critiqué les emplois dits aidés, c’est-à-dire à mots couverts les emplois d’avenir. Les jeunes Charentais qui bénéficient du dispositif, qui ainsi ont trouvé du travail, apprécieront votre appréciation.

En dépit de toutes vos positions, notre horizon n’est pas bouché et le cap est clair. La LGV et avec elle les infrastructures routières et ferroviaires, pour ne citer que ces exemples, façonnent la Charente de demain.
C’est de l’argent public, et c’est une dépense saine, qui permet la réalisation de les ouvrages et infrastructures qui seront force d’attraction pour nombre d’activités économiques. De l’argent public qui profite déjà à l’économie locale. En ce qui concerne la LGV, cela représente à ce jour 138 M€ en termes de retombées, et les travaux ne sont pas encore terminés.

S’agissant de l’aéroport, il ne serait pas responsable de laisser à la fois des infrastructures, un exploitant qui travaille d’arrache-pied et du personnel, sans aucune perspective de liaisons commerciales. Il faut encourager le développement économique à partir des activités existantes environnantes de cette plateforme.

Là encore, mieux vaut la responsabilité que la posture ! Notre politique n’est pas celle de l’opposition. Quoi de plus normal ?

Avec notre projet de budget, nous prenons garde d’investir sans augmenter le stock de la dette départementale qui, je le rappelle, est passée de 188 M€ en 2004 à 200 M€ en 2013, soit 12M€ en plus sur une période de 9 ans.

Oui, nous ne pouvons pas tout et tout de suite. Et oui, notre politique est celle qui nous permet de construire sereinement le développement possible et durable de notre territoire.

Notre budget suit deux axes majeurs, la diminution de notre volume d’emprunt et la stabilité de nos investissements. C’est la marque d’une gestion rigoureuse pour le bien de la collectivité et pour le bien des services apportés aux Charentais.

Monsieur le Président, la majorité votera ce budget.

Frédéric Sardin

Nouvelle carte départemantale

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Publié le 27 Nov 2013 — par Frédéric Sardin
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Les élections départementales de 2015 vont se dérouler avec de nombreuses nouveautés. Ainsi, il n’y aura plus 35 cantons avec un conseiller général, mais 19 circonscriptions départementales élisant un binome de candidats, un homme et une femme.
Il fallait pour cela redessiner la carte cantonale. Le Ministère de l’Intérieur était en charge de proposer un redécoupage, sur lequel le Conseil général sera amené à donner un avis le lundi 9 décembre prochain.

Pourquoi ces modifications ?

Plusieurs justifications à ces changements.
Tout d’abord à la demande du Conseil Constitutionnel qui a souhaité, afin d’assurer une égalité entre les citoyens, que les circonscriptions électorales soient équivalentes en terme de démographie. En Charente, certains cantons avaient moins de 3 000 habitants (2 300 pour Brossac, et 2 600 pour Champagne-Mouton) alors que d’autres approchaient ou dépassaient les 20 000 habitants (24 000 pour La Couronne et plus de 19 000 pour Gond-Pontouvre et La Rochefoucauld). Il convenait donc de faire en sorte que les citoyens charentais soient également représentés au Conseil départemental.
L’autre priorité était d’assurer la parité. Alors qu’elles représentent la moitié de la population de la Charente, seules 5 femmes sur 35 élus siègent actuellement au Conseil général. L’instauration d’un binôme par canton permettra une exacte parité, dans l’hémicycle puis ensuite au sein de l’exécutif du Département.

Afin d’assurer une majorité stable (partant du principe que les membres d’un binôme votent de la même façon) le choix a été fait d’arrondir à l’entier impair supérieur le nombre de « cantons », ce qui permet également de limiter la surface du territoire d’élection. La Charente en aura donc 19.

Sur quelles bases ces modifications ont-elles été faites ?

La principale règle est la démographie.
Avec 351 577 habitants dans le département, selon les statistiques de l’INSEE publiées en janvier 2013, chacune des circonscriptions cantonales devaient compter 18 504 habitants (une marge d’environ +/- 20 % est tolérée).

Certains  cantons actuels disposant d’un nombre d’habitants suffisant n’ont pas été modifiés (Cognac Nord, Cognac sud et Gond-Pontouvre).

Le Ministère de l’Intérieur a, semble-t-il, lorsque c’était possible, suivi une logique de territoires de vie, en regroupant les communautés de communes, ou en faisant du territoire d’une communauté de communes les limites d’un nouveau « canton ».

Pour le reste, une logique de regroupement de cantons actuels a été appliquée.

Ce nouveau découpage respecte ainsi mieux l’égalité des citoyens tout en conservant un équilibre dans la représentation territoriale entre le monde rural et le monde urbain.

Et si certains, voyant leur fief électoral modifié, crient au tripatouillage, ils oublient un peu vite que cette réforme est marquée par la transparence dans les « règles » qui ont été appliquées, ce qui n’a pas toujours été le cas par le passé. Cette modification va imposer à tous une remise en question. La Démocratie, pour être vivante, doit se renouveler dans ses règles et dans ses représentants. Car oui, en 2015, le Conseil départemental sera profondément modifié, renouvelé, féminisé et permettra d’associer l’expérience des uns à l’apport de points de vue nouveaux de la part des autres, et c’est très bien ainsi.

Le Changement, c’est maintenant !

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Publié le 08 Jun 2012 — par Frédéric Sardin
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Voila c’est fait ! François HOLLANDE a été élu Président de la République le 6 mai dernier. 28 ans après François MITTERRAND, et pour la seconde fois sous la Vème République, un homme de Gauche accède à cette fonction.

Cette victoire a été rendue possible grâce à l’investissement de tous, à la mobilisation de toutes les forces progressistes qui, au premier comme au second tour ont su rassembler les électeurs. En votant pour François HOLLANDE à 58,83 % la Charente a montré sa volonté de s’inscrire dans le changement proposé. C’est l’un des quinze meilleurs résultats en France.

Lors de son investiture, François HOLLANDE a prononcé un discours rassembleur. Il s’est posé en garant des valeurs de la République, rappelant sa volonté de miser, sur la jeunesse, le savoir et l’égalité de tous, pour redonner de l’espoir aux Français et améliorer leur quotidien.

En nommant Jean-Marc AYRAULT, Premier Ministre, le Président de la République a choisi le sérieux, la force de conviction et la proximité, qui permettront de mettre en place sa politique. La tâche de redresser la France est immense tant la crise mondiale est forte et le pays a été abîmé par l’ancien Président.

Son Gouvernement porte également en lui le respect de la parole donnée. Composé à parité de femmes et d’hommes, mêlant tout à la fois, l’expérience et le renouvellement, la maturité et la jeunesse, et représentant la France dans toute sa diversité, il doit avoir les moyens de travailler.

Mais cela passe par une victoire aux élections législatives des 10 et 17 juin prochains. Plus la majorité de Gauche au Palais Bourbon sera forte, plus la mise en place rapide des politiques promises par François HOLLANDE durant la campagne sera possible.

Il nous faut pour cela rester mobilisés et rappeler à toutes et à tous que sans victoire aux élections législatives, la victoire de la Gauche à l’élection présidentielle ne servirait à rien. Ce sont les futur(e)s député(e)s qui auront pour mission de tenir les engagements pris lors de la campagne.

Nous venons certes, de remporter une très belle victoire, mais elle ne doit être que le préambule des prochaines. Dans notre département, les électeurs des trois circonscriptions (au lieu de quatre jusqu’à présent) auront à se prononcer pour désigner leur député(e). Alors restons mobilisés, poursuivons notre travail d’explication, pour que la Charente confirme son vote des élections présidentielles et envoie, comme en 2007, uniquement des représentants de Gauche à l’Assemblée Nationale.

LE 6 MAI, COMME MOI, VOTEZ HOLLANDE

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Publié le 03 May 2012 — par Frédéric Sardin
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Le 6 mai prochain, vous choisirez un nouveau Président de la République.
Le 22 avril dernier, Les Angoumoisins et les Charentais ont porté François HOLLANDE en tête du premier tour.

Mon sentiment est que ce résultat traduit la cohérence et la constance de François HOLLANDE. Si, au premier tour, les Français lui ont donné la première place, c’est tout autant pour les mesures qu’il défend que pour sa manière de faire de la politique.

Vous savez que je soutiens François HOLLANDE depuis une dizaine d’années maintenant. A ses côtés, j’ai pu mesurer combien sa sérénité et sa détermination forcent le respect. Elles donnent de la réalité au changement qui s’annonce, dans la renégociation du traité européen d’austérité, dans la fermeté face à toutes les formes de délinquance, dans la renaissance d’une République juste, respectueuse et impartiale.

Par contraste, le président sortant doit assumer son bilan économique, social, international. Il doit s’expliquer sur sa manière de faire de la politique en divisant les Français, en opposant les territoires. Il doit répondre de sa manière irrespectueuse de faire campagne.

Dans le respect des choix de chacun, je souhaite vous apporter le témoignage de ma conviction. François HOLLANDE incarne déjà, par son sang-froid, le président de la République qu’il peut devenir dans quelques jours.

Un président de la République à la fois au-dessus des intérêts particuliers et proche des préoccupations des Français. Un président de la République à la fois garant de l’État de droit et attentif à la situation réelle des personnes. Un président de la République à la fois défenseur des intérêts de notre pays et de l’Europe, et protecteur de la dignité de chacun, quelque soit sa nationalité, quelque soit ses origines.

Notre pays a besoin de changement. Il a besoin d’être gouverné autrement, avec plus de sobriété, plus de dignité. Nous avons besoin de justice et d’unité. Nous avons besoin d’un redressement économique.

Voter François HOLLANDE, c’est choisir un État qui protège les citoyens et qui prépare l’avenir de notre pays. Mais c’est aussi défendre notre territoire, défendre Angoulême et la Charente.

François HOLLANDE a une vision pour la France, vision que je partage avec lui : une France fière de ses citoyens, fière de ses territoires. Chacun doit avoir les moyens de s’exprimer.

Pour la vie quotidienne de millions de Français, pour l’image de notre pays dans le monde, mais aussi pour l’avenir de notre département, je forme ici le vœu que les Angoumoisins et les Charentais expriment clairement leur confiance à François HOLLANDE.

Frédéric SARDIN

Discours prononcé lors du vote du budget 2012 du Conseil général

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Publié le 24 Feb 2012 — par Frédéric Sardin
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Chers collègues,

Je voudrais au nom des collègues du groupe de la Majorité me féliciter d’abord de la qualité des débats qui ont eu lieu dans cet hémicycle au long de ces deux journées… tout en regrettant tout de même le ton nouveau adopté par l’opposition, en particulier la multiplication des attaques personnelles ou dogmatiques.
Nos collègues de l’opposition pourraient méditer cette citation de Chateaubriand : ” L’immobilité politique est impossible, force est d’avancer avec l’intelligence humaine”.

Mais pour revenir à nos débats, nul ne peut douter que nous traversons une passe difficile.

Les enjeux sont très importants, enjeux environnementaux, enjeux de société, enjeux financiers et le Département de la Charente, modeste institution, doit à son niveau, à sa place, les affronter.

Il y eut sans aucun doute, des périodes plus difficiles encore, d’autres crises, mais il y eut également, c’est certain, des périodes plus fastes, des périodes de progrès sociaux, des périodes de construction de grands systèmes de solidarité et qui sont selon moi, l’honneur, de nos sociétés modernes.
Ces grands enjeux, la Majorité départementale les a relevés en essayant constamment de répondre aux attentes exprimées par la population, par les associations, par les communes et leurs groupements.

Et je voudrais rapidement rappeler, sans être exhaustif bien entendu, que nous avons développé des dizaines d’actions nouvelles et ce, dans tous les domaines de compétence du Conseil général, dans le domaine de l’éducation, domaine essentiel, avec la mise en place d’un système de bourse aux étudiants, dans le domaine de la santé avec le développement d’un système d’accueil de jeunes médecins généralistes, dans le domaine de l’aide aux personnes âgées.

Je vous rappelle que nous avons investi près de 20 millions d’euros pour faciliter la rénovation des maisons de retraite et beaucoup d’entre-elles n’étaient plus dans un état acceptable depuis fort longtemps.

Nous avons aussi investi dans le développement économique, bien entendu, et créé par exemple un système d’aide nouveau, tout à fait original, en faveur de l’implantation et du développement de commerçants et d’artisans en milieu rural.

Alors, est-ce cela l’immobilisme ?

Toutes ces actions communes ont indéniablement produit des résultats et nous devons noter, en toute objectivité, qu’au moment où l’INSEE déclare le pays en récession, nous avons progressé de vingt places dans le classement touristique des départements, (c’est le plus grand progrès au sein des départements touristiques). Nous observons que notre effectif salarié, c’est-à-dire le nombre d’emplois existant en Charente, a constamment progressé ces dernières années et que nous avons même connu la plus forte hausse en Poitou-Charentes au cours du premier trimestre.
Que des entreprises importantes ont choisi de s’implanter en Charente récemment et que Charente Développement, qui fait un excellent travail, à plusieurs contacts intéressants actuellement.

Que Schneider Electric a choisi d’installer tout son service de recherche et développement à Angoulême, que les résultats du cognac, et rendons hommages à ces entreprises exemplaires, sont très bons et font de notre département le premier département exportateur de France.

Si tous les départements ressemblaient à la Charente, la balance extérieure du commerce extérieur français aurait bien meilleure mine, et toute l’économie aussi, et les finances de l’Etat également.

Tout au long de ces années, nous avons par ailleurs, c’est vrai, avec constance, dénoncé la politique gouvernementale et tenté de placer le Département comme rempart de protection, protection de la population contre le désengagement de l’Etat.

Tout au long de ces années, nous, élus de la Majorité, ancrés sur le territoire, avons demandé à l’exécutif et au Président, de mobiliser le Conseil général, d’utiliser cette tribune pour lutter d’une certaine manière, contre le dépeçage des services publics.

Et, je m’adresse désormais à mes collègues de l’opposition, nous pouvons regretter que toujours vous nous ayez critiqué et que jamais vous ne nous ayez soutenus.
Nous vous attendions à notre côté. Nous avons développé près de 50 actions nouvelles. Vous ne leur avez accordé aucun intérêt.
Nous vous attendions à notre côté, et d’une certaine façon au côté des Charentais, pour combattre toutes les régressions et pour protéger les services publics charentais, les hôpitaux, les douanes, la gendarmerie, les lignes de train et nous vous attendons toujours.

Par dogmatisme, par pur dogmatisme, vous avez toujours préféré aux intérêts locaux, aux intérêts Charentais, votre gouvernement, quitte à accepter l’inacceptable.

Nous ne vous avons pas trouvé avec nous lors de notre combat pour la desserte SNCF de la Charente, mais vous n’avez jamais omis, contre nous de défendre les intérêts de la compagnie ultra-libérale Ryanair.

Vous avez systématiquement critiqué les dépenses que nous avons pu faire pour protéger le remarquable service public de Chassenon, ce patrimoine à la valeur inestimable, mais vous auriez sans doute vu d’un bon œil que nous construisions une fusée après que vous ayez très largement “subventionné” la SA Moulinsart.

Vous avez raillé une fois encore, critiqué nos projets d’investissement sur les routes départementales mais pas une fois, je dis bien pas une fois vous n’avez pris votre stylo pour réclamer du gouvernement que vous soutenez plus d’investissement sur les routes nationales.

Vous stigmatisez un classement du Département dont nous ignorons, une fois encore, les sources, des sources qui nous placent au 75ème rang des départements français pour le fonctionnement.

Mais le fonctionnement, c’est l’APA, la PCH, le FSL, des hommes et des femmes qui aident les autres, assurent leur sécurité (entre autre, sur les routes, ou lors d’accidents ou d’incidents) qui les aident à mieux gérer leur budget familial.

Et ne nous trompons pas. Le fonctionnement dans le budget du Département du Conseil Général ne traduit pas son train de vie, mais concentre la totalité de nos interventions, dont une partie croissante relève de l’application stricte de décisions prises par l’Etat, une autre englobe les intérêts d’emprunts (près de 8 millions d’euros). Et dois-je rappeler que nous remboursons aujourd’hui les charges des emprunts contractés par votre majorité pour entre autre, accompagner des programmes d’investissements nationaux.

Nous avons bien compris que pour vous tout allait pour le mieux.

Et que tout irait mieux encore, vous nous l’avez proposé à plusieurs reprises, si nous nous décidions enfin à l’exemple de l’Etat, à supprimer un certain nombre de nos agents, du moins un certain nombre de nos postes, dans la culture, vous l’avez dit, dans le tourisme, vous l’avez dit encore ; dans le développement économique, vous l’avez dit aussi…

En somme pour vous, comme le disait le Président hier, les efforts à faire ne sont pas du côté des banques et de leurs bidouillages, pas du côté des grands, des grandes entreprises et de leurs cafouillages, mais du côté des petits, des fonctionnaires, des services publics trop coûteux, du patrimoine historique inutile, de Saint-Lary ringard et cher, voire du nombre trop important dans notre département, des personnes âgées et handicapées…

Vous le pensez, c’est votre doctrine.
Vous vous grandiriez sans doute en l’assumant plus régulièrement.

Au lieu de cela, vous critiquez avec constance, avec un peu de systématisme tout de même, et désormais avec agressivité, tous les efforts que nous pouvons faire pour améliorer et cela a un sens particulier, en ces temps difficiles, la vie quotidienne des Charentaises et des Charentais.

J’en viens à vous, Monsieur le Président, vous avez eu cette année encore du courage à plusieurs reprises, le courage de vous élever publiquement contre l’inégalité, le courage d’affronter des groupes de pression puissants, de grandes entreprises, de grandes voix et dans le seul but de servir la population charentaise.

Vous avez eu cette année encore du courage, le courage de tenir bon le cap et de protéger la plus grande politique du département, la politique de la solidarité, solidarité critiquée avec cynisme par beaucoup aujourd’hui.

Vous avez dit Monsieur le Président, votre budget sage… sage parce qu’équilibré.

Je vous entends mais je le vois moi au contraire rebelle, rebelle en ce qu’il s’oppose avec constance à cette pensée ambiante, une pensée un peu sale tout de même qui veut en finir avec l’idéal de la solidarité et du service public.
Pour tout cela, au nom du groupe des élus de gauche, nous vous remercions et vous renouvelons notre confiance.

Merci

Frédéric SARDIN

Un train d’avance ou un train de retard ?

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Publié le 11 Dec 2011 — par Frédéric Sardin
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Les travaux d’entretien et de modernisation qui vont être entrepris prochainement sur le réseau ferré français ne seront pas sans conséquences pour les Charentais. A compter d’aujourd’ hui, des trains vont être supprimés et des horaires modifiés.
Les premières annonces de la SNCF étaient à ce point difficilement tolérables que le Conseil général, la Mairie d’Angoulême, le Grand Angoulême et la Communauté de Communes de Cognac n’ont pas versé la première tranche de leur participation financière à la Ligne Grande Vitesse.
La SNCF, sous la pression, a alors revu sa copie. Des améliorations en terme de dessertes d’Angoulême ont été annoncées, permettant de débloquer la situation et le versement des sommes dues par les collectivités.
Toutefois de nombreux désaccords subsistent. Les trains à destination et en provenance de Paris sont ainsi trop insuffisants le matin et dans l’après-midi, laissant des périodes beaucoup trop longues entre deux trains. De plus, les liaisons Angoulême-Bordeaux dans les deux sens, se sont vues attribuer des horaires ne permettant plus aux personnes travaillant dans une des villes et résidant dans l’autre de faire la navette dans des conditions acceptables.
Cet exemple montre que les prévisions de la SNCF ne sont pas dignes du service public qui est attendu par les usagers.
Nous ne nions pas les difficultés à organiser tout le réseau ferroviaire français. Toutefois, la gare d’Angoulême qui accueille plus d’un million et demi de passagers par an ne pouvait être ignorée à ce point. Une partie de nos arguments a été entendue, il reste maintenant à obtenir quelques aménagements pour que, particuliers et entreprises, puissent continuer à utiliser le train pour leurs déplacements réguliers.
Le train qui est l’un des modes de transports les plus écologiques, les plus surs, ne doit pas, pour des motifs d’inadéquation aux besoins, inciter les usagers à reprendre leur voiture pour des déplacements quotidiens. Même si les conditions de circulation routière entre Barbezieux et Bordeaux s’améliorent (grâce aux travaux réalisés et financés en partie par le Département), il est de l’intérêt commun de faire en sorte que le train reste le mode de transport privilégié.
Michel BOUTANT, Philippe LAVAUD, et Robert RICHARD ont prévenu : s’ils ne sont pas entendus, des actions de blocage de trains pourraient être organisées et j’y serai bien sur présent.
Nous attendons maintenant de petits efforts de la SNCF pour que, durant la période de travaux sur les voies, les Angoumoisins et les Charentais, ne soient pas trop gênés et puissent continuer à utiliser le train.

Frédéric Sardin

Le compte est bon !

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Publié le 03 Nov 2011 — par Frédéric Sardin
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La commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a validé dans leur intégralité mes comptes de campagne pour les élections cantonales de mars 2011.

Un recours avait été déposé à l’encontre de ces comptes de campagne par un candidat de droite malheureux qui pensait vraisemblablement que l’on pouvait gagner une élection autrement que par le vote des électeurs.

Ces mesquines petites manoeuvres n’ont pas trouvé d’écho. La rigueur et l’honnêteté ont été reconnues. C’est une victoire de plus pour la démocratie.

Frédéric Sardin

Je soutiens François Hollande

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Publié le 07 Oct 2011 — par Frédéric Sardin
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Dimanche 9 octobre, votez !

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Publié le 07 Oct 2011 — par Frédéric Sardin
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Huit mois nous séparent des présidentielles, d’ici là un autre temps fort nous attend, il s’agit des primaires citoyennes. Pour la première fois, toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de la Gauche, pourront désigner leur représentant(e) à l’élection présidentielle.

Nul besoin pour cela d’être adhérent à un parti, il suffit de se renseigner sur le lieu du scrutin (qui est différent du lieu de vote traditionnel) et de venir voter le 9 et le 16 octobre de 9 h 00 à 19 h 00 contre une participation aux frais d’organisation d’au moins un euros. Seuls une pièce d’identité et un engagement à se reconnaître dans les valeurs de la Gauche seront nécessaires.

A l’heure de faire son choix entre les candidats une chose est certaine : c’est que l’union interviendra dès le 9 (en cas de d’élection au premier tour) ou le 16 octobre. Les électeurs nous auront dit qui est le (la) mieux placé(e) pour battre Nicolas Sarkozy, qui est le (la) plus capable de remplir la fonction présidentielle. Il ne nous serait pas pardonné, une fois leur choix démocratiquement exprimé de nous déchirer pour des questions de personne. L’enjeu est trop important !

Notre force lors de la campagne présidentielle viendra aussi de la participation aux primaires. J’invite donc chacune et chacun à convaincre dans son entourage, des électeurs de gauche, à aller voter lors de ces primaires pour que la victoire au Sénat soit la première étape vers la victoire lors des présidentielles de 2012.

Pour plus d’information sur les modalités et les lieux de vote http://www.lesprimairescitoyennes.fr/

Frédéric Sardin